Les marchés couverts veulent notre mort

Par les temps qui courent, il est de bon ton de faire ses courses au marché. Deux ou trois carottes, une courge et trois choux de Bruxelles dans un sac en toile font de vous quelqu’un de bien en place dans la société. Sauf qu’à Toulouse, le mot marché revêt différentes définitions. Et pour un badaud au sac en toile non averti, la balade pourrait lui coûter cher.

Il existe différents marchés à Toulouse. Ne revenons pas sur le marché de Cristal, qui s’il n’a rien contre les pesticides, a l’honnêteté d’adapter ses prix en conséquence. Ou sur le marché Saint-Aubin, où les prix s’adaptent à la non présence de pesticide et à l’ambiance bon enfant autour des étals.

Je veux parler ici des marchés couverts. Alors oui, il y a une maigre différence de standing entre celui de Saint-Cyprien, celui des Carmes ou de Victor Hugo. Ils sont plus ou moins chics et plus ou moins bien fournis. Mais ils veulent tous la mort de nos portefeuilles sans rien apporter de clément à notre santé.

J’ai fait ce constat le jour où j’ai voulu acheter de la saucisse. Oui d’accord. Je suis toulousaine et j’achète de la saucisse.

Bref. Me voilà en goguette avec mon sac en toile. Je choisis évidemment le stand de la boucherie où il y a le plus de monde. Pas folle la guêpe. Je me suis à peine introduite dans la file d’attente que je me fais toiser par le consommateur devant moi. Lui aussi a un sac en toile mais le sien est griffé « ombre blanche ». Le mien affublé d’un hibou me fait passer pour une débutante. Je garde la tête haute et fais en sorte de laisser dépasser mon radis noir, histoire de lui mettre la pression.

Je panique un peu au moment de choisir entre la saucisse de porc ou de canard mais la transaction se passe bien. Jusqu’à l’addition. Le bout de saucisse -de porc- me coûte presque mon billet de 20. Il est trop tard pour renoncer. D’autres sac en toile et paniers pas nés du dernier marché attendent leur tour pour un bout de bavette à 40 boules.

Toute façon maintenant je m’en fous, j’aime les huîtres. Je vous raconterai bientôt comment j’ai découvert que ça coûtait plus cher que la saucisse.

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