Appelez-moi Bébé

Il n’est jamais trop tard pour se découvrir de nouvelles passions. Moi qui n’avais jamais participé à aucune activité en dehors des apéros et des parties de coinches, qui sont des hobbies honorables, je ne veux pas me mettre à dos les trois quarts de mes amis, je me suis découverte un nouveau passe-temps. La danse.

Tout commence avec mon abonnement Netflix. Qui peut aussi être considéré comme une activité à part entière, mais ne nous attardons pas. Quand un soir, décidée à regarder un truc léger je tombe sur Dirty Dancing.

Ne me jugez pas. J’ai des faiblesses comme tous les Hommes. Dirty Dancing et Jean-Jacques Goldman sont les miennes.

Ça faisait quand même quelques années que je n’avais pas renoué avec ce film et l’idée de passer ma soirée avec Johnny et Bébé m’a tout de suite emballée. Ce fut la fois de trop.

C’était l’été, les soirées battaient leur plein ainsi que les airs de Rock’n’Roll. Dès lors et complètement enivrée par ce moment Netflix, je me suis mise en tête de réussir le porté, celui que Bébé galère à faire dans un lac alors qu’elle pèse 33 kg et a en réception Patrick Swayze.

Au moindre verre de gin tonic, ma résolution était prise et je me voyais virevoltant dans les airs avec la grâce d’un cygne.

Je précise à ce moment du récit que mes talents de danseuse s’arrêtent à la grande section de maternelle, après une année non concluante de danse classique. Si l’on met évidemment à part mes roulements d’épaules et youyou endiablés, hérités de mon adolescence Lot-et-Garonnaise. Mais ceci est une autre histoire bien loin des portés de Bébé.

Le programme était donc le suivant : gin-tonic concombre (les vrais savent), chansons Rock’n’Roll et twistage de jambes collectif, illumination et flash « The time of my life », esprit du porté s’insinuant en moi.

L’opération n’était pas simple. Il fallait d’abord trouver ma proie. Je partais en quête de bras prêts à me réceptionner après une course folle, dans quelques couloirs d’appartement, salons encombrés de meubles, ou discothèque de bord de plage. Rarement dans un lac. Et à ce niveau là de la soirée, le choix du réceptionnaire était peu souvent perspicace.

Autant vous dire que le résultat n’était donc jamais très probant. D’une part, parce qu’en face j’avais très peu affaire avec Patrick Swayze, et puis ben, parce que j’étais quand même un peu naze et qu’un porté ne s’improvise pas comme ça après un verre de gin, concombre ou pas.

L’anecdote aurait pu s’arrêter là. Mais avec cette soif de porté que je me tenais, impossible de me contenir. Donc forcément ça a dérapé. Enième soirée. Je commençais à croire que je prenais du galon avec tous ces portés à mon actif. Le dernier en date avait réussi à me soulever d’au moins un mètre du sol. J’étais galvanisée par mes exploits. Et le malheur est arrivé.

Porté, réception par de gros bras, partenaire alcoolisé, chute plat dos à 1m50 du sol. Urgences. Séance de kiné et fin prématurée de ma nouvelle passion.

Comme je suis une grande fille, j’ai un peu réfléchi à la situation et je me suis dit qu’il ne fallait pas perdre cette flamme. J’ai regardé les cours de danse, le rock acrobatique aurait été un choix adéquat sauf que c’est le lindy hop qui l’a emporté. L’ami youtube m’a vendu ça avec des acrobaties incroyables.

J’ai donc signé de suite.

Bon là, on fait pas de porté. Mais d’ici quatre-cinq ans, je me la pète en soirée, c’est sûr.

2 réflexions sur “Appelez-moi Bébé

  1. Pingback: 10 astuces pour mettre une bonne race à ses 30 ans | Tribulations toulousaines

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