Numéro 69

© Vincent Galy

C’est mon 69e article depuis la création de ce blog. Comment passer à côté de ce chiffre, que dis-je, de ce symbole !

Bon, par contre, je vais décevoir tout le monde d’entrée de jeu. Mais moi, clairement, le 69, ça me fait chier.

Oui, voilà, j’ose le dire.

Je précise que je prends comme référence un acte pratiqué par un couple hétérosexuel.

Dans la théorie ouais, c’est méga érotique comme position. Les deux protagonistes se lèchent, les deux protagonistes se donnent du plaisir, les deux protagonistes sont actifs.

Sauf qu’en vrai, c’est tout pourri. Je ne suis pas une machine okay. Je ne peux pas faire 50 trucs en même temps. Et pour le coup, sucer une bite en même temps que de me faire lécher la chatte, c’est de l’énergie dépensée pour rien.

Soit je suis concentrée sur ce que je fais, soit je suis concentrée sur ce qu’on me fait. Mais pardon, je ne peux pas faire les deux en même temps.

Non parce que si je me relâche et que je commence à kiffer, y’a de fortes chances pour que je ne fasse plus gaffe à ce que je fais et que je te mâche un bout de gland. Vraiment, c’est problématique. Faut que je reste focus sur la tâche à accomplir, je suis quand même assez consciencieuse du travail à effectuer moi, pardon de vous le dire.

Le boulot bâclé avec une léchouille à droite et à gauche pendant que je prends une montée, c’est pas le style de la maison, j’aime autant vous prévenir.

Donc je suis là, à tout donner. L’autre est à fond aussi mais, meskin, je ne prête aucune attention à ce qu’il fout. Il peut me sortir son meilleur mouv’, je suis concentrée sur autre chose. Résultat des courses, on est tous les deux à moitié dedans.

Et c’est de la merde.

Et puis bon, ça dépend de la position aussi. Si t’es au-dessus ça va, c’est toi qui contrôles la situation. Tu gères le placement, si tu veux faire une pause et toussa.

Par contre, quand t’es dessous, merci l’angoisse. C’est un coup à te filer des crises de tachycardie. T’es complètement coincée sous son cul et cette bite en érection, bite dont la trajectoire n’est pas du tout étudiée pour s’encastrer dans ta bouche dans cette position, soit dit en passant.

On a quand même ici, un gros indice que ce n’est pas étudié pour ça.

Donc, tu te tapes une bouffée de claustrophobie, bloquée le front contre ses couilles, et en plus, t’as peur de lui fracturer le zgeg en le tirant à contre-courant. Si peu que tu réussisses à trouver une voie vers ta bouche et que le mec se mette à se tortiller, et là, c’est l’asphyxie.

Ajoutez à ça que j’ai des cheveux méga longs. Ouais, mais quand on sait pas, on se tait okay. Franchement, c’est pas facile dans la vie de tous les jours, vous vous rendez pas compte.

Donc, je suis au-dessus, je suis contente, j’ai le pouvoir, c’est moi qui colle mon anus sur son front. Sauf, que je suis à quatre pattes, je ne peux donc pas tenir mes cheveux puisque je suis obligée de tenir mon corps à au moins 30 centimètres au-dessus de son corps. (Oui bonjour, Jean-Michel Jemelapète, trouvez-vous un docteur sexe, keske vous voulez que je vous dise. Y’a des gens à qui sourit la vie, et puis y’a les autres).

Hum.

Donc.

Mes deux mains sont nécessaires puisque je ne peux pas m’affaler sur sa cuisse en mode gros tas, la joue posée contre son sexe, à lui léchouiller le bas de la tour.

SAUF que mes cheveux subissent la loi de la gravité comme tout le monde, et se retrouvent à former une cabane en lianes autour de la-dite bite. Son sexe vient de prendre un aller-retour pour la Papouasie, il fait 1000 degrés dans la cahute. Ajoutez la canicule au tableau et vous vous payez une séance de hammam home made.

Sans oublier les mouvements de va-et-vient. Là, tout se mélange, c’est le bordel complet. Et me voilà en train de faire une fellation à mes cheveux.

Merci, mais c’est pas mon délire.

Après, y’a l’école du 69 sur le côté. C’est à dire que les deux sujets ont une patte posée sur le lit oklm, et une patte en l’air.

En équité.

Bon là, t’as moins le front collé sur l’anus de ton partenaire mais faut pas avoir raté les séances de zumba. Parce que ça demande de gainer un minimum. Les gens peu sportifs, c’est pas la peine d’essayer, vous allez vous faire du mal. Tu vas te retrouver à trembloter de la jambe en moins de 5 minutes, lâcher la pause de façon inattendue, et t’affaler comme une merde sur le partenaire. L’autre en face va se retrouver à bouffer de la chatte un orteil dans l’œil.

Bonjour l’ambiance.

Je suis quand même heureuse de mettre enfin ce sujet sur le tapis.

Parce que y’a pas mal de situations dans le sexe, où tu te sens con. La société te dit que c’est cool, et toi, t’es là, ouais chais paaaas, franchement chuis pas hyper emballée. Mais la société te dit si si, normalement tu kiffes ça, sinon c’est que y’a un truc qui va pas chez toi.

C’est comme les sextos. Y’a l’air d’y avoir un engouement général pour ce genre de pratique. (Pour les vieux, les sextos, ce sont des textos à caractère sexuel). Mais MERDE. Autant, j’aime écrire des trucs dégueux, autant les sextos je suis vraiment moisie. Complètement coincée. Aucune sensualité la meuf.

Chuis là, ouais j’ai bien envie de voilà, te toucher quoi, mais de façon assez sensuelle. Avec mes mains sur ta nuque. Enfin, aussi sur ton sexe.

Nul.

Zéro pointé.

Aucun érotisme, il faut arrêter ça madame, vous pétez l’ambiance.

J’ai l’impression que tout le monde a un bac +5 en sexto sauf moi.

Idem pour les nudes. (Re bonjour les vioques. Les nudes, prononcé « nioude » « , ce sont des photos coquines qu’on envoie à l’aide d’un smartphone. )

Ce n’est pas un problème de pudeur. Je me mets à poil sur la place du Capitole quand vous voulez, totalement à l’aise dans mon body. À la limite, je peux faire tourner les serviettes, mais c’est le maximum de grâce que vous pourrez en tirer.

Parce que pour me prendre la miche en photo façon infirmière coquine, là, y’a plus personne. Ici aussi, aucune sensualité face à mon objectif de téléphone, je n’arrive pas à avoir envie de le pécho, y’a rien à faire. J’ai dû rater le cours sur les selfies sexy parce que j’ai toujours l’air d’un gros jambon.

Après le 69 et le reste, c’est comme tout dans la vie. Ça dépend avec qui c’est partagé.

Parce que bon, l’autre jour, voilatipa que je me laisse embarquer en Papouasie par le docteur. Je me suis dit, Lola, pour ton article, pour la science, que dis-je, pour L’HUMANITÉ, tu te dois d’accepter cette mission.

Et ben, je vous le mets dans le mile. C’était le kiffe. Et puis, je serais infoutue de vous dire si j’avais chaud, si j’ai sucé mes cheveux, qui avait l’anus sur qui, ou si j’avais un orteil dans l’œil.

Je sais juste que c’était de la bonne came, puisque j’ai complètement lâché prise et arrêté de penser à ce que je faisais.

Ça doit être ça l’amour. Pouvoir coller son anus sur le front de quelqu’un sans provoquer de crise de tachycardie chez cette personne.

Ouais. Je vous souhaite de trouver quelqu’un à qui renifler l’anus en toute sérénité, de tout mon cœur.

Une réflexion sur “Numéro 69

  1. Yeah !
    J’aime pas trop non plus… En fait je préfère chacun son tour… D’ailleurs avec mon chéri (presque 1 an), on en a fait un rapide une fois, une seule fois !… Sinon chacun son tour, ou moi à angle droit pour qu’il me titille avec ses doigts mais pas en même temps.
    Quand il a la tête entre mes cuisses, je suis ailleurs, je ne peux absolument pas faire autre chose ! Et en fait on en a jamais parlé mais je crois qu’il est pareil. En fait on s’éclate tellement au pieu qu’on parle jamais de ce qu’on aime ou pas parce que ça se fait tout seul

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